dimanche, 15 novembre 2009
Evasion...

Depuis le printemps,
elle attendait,
elle l'attendait
sa délivrance.
Enfin, était arrivée,
sa belle parure dorée.
Lui, à chacun de ses passages
il l'avait frôlé,
caressé,
fait frissoné !
Et, aujourd'hui,
il l'avait emporté.
Maintenant,
il la faisit danser,
virvolter,
courir sur le sol
au milieu de ses soeurs !
Pour la première fois
elle se sentait vivre et libre !
Pourtant elle n'était,
dans les bras du vent,
qu'une feuille morte
qui ne passerait pas l'automne !
07:00 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 18 octobre 2009
Soir de fête...
Par le chemin désert et sombre
nous rentrions, un peu avant minuit
tout étourdit de la musique, du bruit
et de la griserie des manèges.
Nous ramenions notre lot de berlingots
et de bonbons des Vosges,
de porte-clés et de sifflets,
de souvenirs et de regrets.
Les étoiles filantes d'août,
nous faisaient lever la tête
et les verts luisants
perçaient l'obscurité des fossés.
Plein d'une fatigue inconnue
nos fredonnions
la chanson scie de l'été
et attendions notre destinée !
09:37 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 11 octobre 2009
Seul le poète...
Le poète, seul, connait la valeur et la force des mots !
Lui seul sait les placer dans la phrase,
dans la bonne lumière,
pour qu'ils se mettent en valeur mutuellement
pour qu'ils expriment pleinement leur sens !
Il en est avare.
il construit sa phrase pour eux et non avec eux.
Le poète est le jardinier des mots !
21:45 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 10 octobre 2009
Instant...
Vous marchiez à côté de moi, avec quelques pas d'avance.
Vous m'offriez en plus d'un parfum léger, les lignes douces et arrondies de votre profil.
Une onde de chaleur, provoquée par les mouvements gracieux de votre corps, parcouru le mien.
20:41 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 06 octobre 2009
Passage !
Comme...
... le premier chant d'oiseau de l'aurore !
... le cri de l'enfant s'éveillant à la vie !
... l'envole d'une nuée d'étourneaux, dans le soleil couchant !
... mon coeur a bondit en croisant ton regard et en revoyant ton visage !
23:18 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 28 août 2009
Avant la pluie !
Poursuivant son interminable voyage, le vent arrive ! Doucement, puis en force, il accompagnera la pluie, il passera et s'en ira. Il emportera au loin nos parfums, nos chants et nos rires ; nous laissera l'envie de courire, de le poursuivre et des regrets de liberté.
19:35 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 13 août 2009
Le D....
De nuit comme de jour
Il suit son cours
Il court vers Marseille
murmurant son amour !
De nuit comme de jour
Il fuit son cours
Il court vers le soleil
Et à la Saône fait la cour !
De nuit comme de jour !
09:24 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 31 mai 2009
Mémoires
Toutes ses connaissances sont réunit dans l'église. Le cercueil entre, porté par les pompiers. La famille suit. Ses petits-enfants et arrières-petits-enfants sont venu de loin. C'est l'une des rares fois où ils traverseront le village et entreront dans le temple. Que savent-ils de lui de cet aïeul ? Sa mémoire est dans cette assistance, chacun en conserve une parcelle, parfois courant sur des dizaines d'années. Ils repartiront en laissant ce trésor derrière eux !
09:10 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 20 avril 2009
Jogging
je cours !
je cours obstinément !
je cours contre le vent !
je cours contre le temps !
je cours !
je cours !
je cours éperdument !
je cours par tous les temps !
je cours contre les ans !
je cours !
je cours !
je cours sérieusement !
je cours pour tuer le temps !
je cours après moi-même !
contre le cours du temps !
20:27 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 18 avril 2009
Aurore
Au lever du jour,
En écoutant les chants d'oiseaux,
Qui peut dire,
S'il en manque un depuis la veille ?
Et la vie continue !
Il en sera de même pour moi !
07:00 Publié dans Versifier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


