vendredi, 31 juillet 2009

Kybele

Après 1.400 milles parcourus, des avaries et du gros temps, l'expédition de la birème "Kybele", partie de Turquie pour rallier Marseille, a apporté diverses réponses aux archéologues sur la résistance de ce type d'embarcation et les techniques de navigation antiques.

La galère à deux rangées de dix rameurs, partie de Foça (Phocée) en Turquie le 7 juin avec un mois de retard, a transporté plus d'une vingtaine d'archéologues, marins ou étudiants. Après des escales en Grèce et en Italie, elle mouille depuis jeudi - 30 août - à l'entrée du Vieux-Port de Marseille.

L'expédition d'archéologie expérimentale, initiée par l'association turque "360 degrés", spécialisée dans la construction de répliques de bateaux antiques, avait notamment pour but de comprendre si la colonisation phocéenne sur le pourtour méditerranéen s'est faite à l'aide de bateaux de guerre qui escortaient les gros navires de migration. La réponse est plutôt négative.

"Les écrits historiques font référence aux pentecontores (50 rameurs). Nous avons choisi un modèle un peu plus petit, pour vérifier s'il était à même de parcourir de grandes distances", explique à l'AFP Hayat Erkanal, archéologue et professeur à l'université d'Ankara.

"Nous sommes d'avis que ce n'est pas possible car pas assez résistant, et que par conséquent, ce sont les bateaux de commerce qui ont procédé à la colonisation", estime Osman Erkurt, archéologue à l'université d'Istanbul et capitaine de la "Kybele".

La birème a été reconstituée dans un chantier naval d'Izmir. La coque étroite en bois mesure 19 m de long. L'éperon qui prolonge l'étrave, servait à endommager la coque des navires ennemis, et les rames à se rendre aussitôt sur les bateaux adverses.

"C'est la réplique la plus exacte possible des bateaux de l'époque, construite à partir de ce qui a été retrouvé lors des fouilles. Nous nous sommes appuyés sur des représentations figurant sur des assiettes ou des amphores pour réaliser la maquette", affirme M. Erkurt.

La "Kybele", du nom de la déesse grecque anatolienne Cybèle adorée dans les cités grecques d'Orient jusqu'à Rome et Marseille, devait initialement suivre la route des colons grecs qui, vers 600 avant Jésus Christ, fondèrent Massalia, Marseille.

Mais face aux vents forts venant de face, ni les rameurs ni la voile --qui ne peut être utilisée que grâce à des vents arrières--, n'ont été très sollicités. La galère a donc été remorquée une grande partie du trajet.

"Nous avons constaté qu'en haute mer, (la birème, 24 tonnes) était très difficile à manoeuvrer. Quand nous avons eu un vent de force 6, le bateau a bien failli se rompre en son milieu", raconte M. Erkurt qui énumère les avaries: mât endommagé, gouvernail cassé, voile à repriser, etc.

"L'archéologie expérimentale est importante car elle permet de valider les hypothèses formulées d'après le travail effectué sur les restes d'épave, d'après nos relevés et nos plans de bateaux", commente Marie-Pierre Jézégou, chercheuse du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines de Marseille

Les interrogations des archéologues portaient aussi sur les modes de ravitaillement en eau et nourriture de ce type d'embarcation et sur les techniques de navigation et les routes maritimes anciennes.

Les informations collectées durant le périple, projet soutenu notamment par le centre culturel français d'Izmir et dont le coût avoisine 75O.000 euros, seront soumises d'ici quelques mois à un symposium de scientifiques.

Entre temps, la "Kybele", après les réparations nécessaires, remontera le Rhône, en direction de Paris, puis traversera l'Allemagne pour rejoindre début 2010 la Turquie.

jeudi, 30 juillet 2009

211 : livres

211 Zweig.jpg

Achat d'aujourd'hui :

" Le voyage dans le passé " de Stefan Zweig ;

Ecore jamais édité en français.

 

 

 

 

 

 

 

211 Verne.jpg" L'Oncle Robinson " de Jules Verne.

Edité pour la première fois en 1991.

211 : Memento !

211 memento.jpgMon nouveau carnet ! Glissé dans l'une de mes poches il me permet de recueillir immédiatement une info, une idée, un projet... Plus pratique qu'un agenda dont certaines pages restent blanches (les jours sans notes) je le relis régulièrement, pour mémoriser son contenu. Il est le 17e volume de la série des " memento ".

mercredi, 29 juillet 2009

210 : chaud

Ce blog commence de prendre la forme espérée.

Grand fatigue ce soir.

Victor Hugo

Un jour, quand l'homme sera sage,
Lorsqu'on instruira plus les oiseaux par la cage,
Quand les sociétés difformes sentiront
Dans l'enfant mieux compris se redresser leur front,
Que, des libres essors ayant sondé les règles,
On connaîtra la loi de croissance des aigles,
Et que le plein midi rayonnera pour tous,
Savoir étant sublime, apprendre sera doux.
Alors, tout en laissant au sommet des études
Les grands livres latins et grecs, ces solitudes
Où l'éclair gronde, où luit la mer, où l'astre rit,
Et qu'emplissent les vents immenses de l'esprit,
C'est en les pénétrant d'explication tendre,
En les faisant aimer, qu'on les fera comprendre.
Homère emportera dans son vaste reflux
L'écolier ébloui; l'enfant ne sera plus
Une bête de somme attelée à Virgile;
Et l'on ne verra plus ce vif esprit agile
Devenir, sous le fouet d'un cuistre ou d'un abbé,
Le lourd cheval poussif du pensum embourbé.
Chaque village aura, dans un temple rustique,
Dans la lumière, au lieu du magister antique,
Trop noir pour que jamais le jour y pénétrât,
L'instituteur lucide et grave, magistrat
Du progrès, médecin de l'ignorance, et prêtre
De l'idée; et dans l'ombre on verra disparaître
L'éternel écolier et l'éternel pédant.
L'aube vient en chantant, et non pas en grondant.
Nos fils riront de nous dans cette blanche sphère;
Ils se demanderont ce que nous pouvions faire
Enseigner au moineau par le hibou hagard.
Alors, le jeune esprit et le jeune regard
Se lèveront avec une clarté sereine
Vers la science auguste, aimable et souveraine;
Alors, plus de grimoire obscur, fade, étouffant;
Le maître, doux apôtre incliné sur l'enfant,
Fera, lui versant Dieu, l'azur et l'harmonie,
Boire la petite âme à la coupe infinie.
Alors, tout sera vrai, lois, dogmes, droits, devoirs.
Tu laisseras passer dans tes jambages noirs
Une pure lueur, de jour en jour moins sombre,
O nature, alphabet des grandes lettres d'ombre!

Paris, mai 1831.

mardi, 28 juillet 2009

209 : chaud

Moi : Samedi soir je serai en vacances pour deux semaines. J'attends ça avec impatience, je suis très fatigué. Mais cela vient peut-être du fait que la nuit précédente le sommeil n'est arrivé qu'à quatre heures du matin.

Blog : Certaines photos n'ont de raison d'être ici, que l'envie de ma part d'entrainer des réactions. Or les textes amènent des commentaires, mais jamais les illustrations. Pourtant certaines en mériteraient.

Carnet : Jeudi dernier j'ai oublié d'acheter des carnets de poche. Or j'ai terminé le dernier vendredi. Me voilà bien démuni.

Margot : J'avais remarqué l'arrivée de son blog. Elle y avait laissé deux articles courts mais bien fait. Ce soir je découvre qu'il a disparu. Une étoile filante Margot !

Découverte : Une photo de Marilyn Monroe vue cette après-midi au travail m'a fait comprendre que je  n'aimais pas cette beauté artificielle. Etrange !

Habitude : Chaque soir je choisis un ou deux blogs dans la colonne des mises à jour et je vais y faire un tour.

dimanche, 26 juillet 2009

Colette : enceinte !

Insidieusement, sans hâte, la béatitude des femelles pleines m'envahissait. Je n'étais plus tributaire d'aucun malaise, d'aucun malheur. Euphorie, ronronnement, de quel nom, le scientifique ou le familier, nommer cette préservation? Il faut bien qu'elle m'ait comblée puisque je ne l'oublie pas... On se lasse de taire ce qu'on n'a jamais dit, en l'espèce, l'état d'orgueil, de banale magnificence que je goûtais à préparer mon fruit... Chaque soir je disais un peu adieu à l'un des bons temps de ma vie. Je savais bien que je le regretterais. Mais l'allégresse, le ronronnement, l'euphorie submergeaient tout, et sur moi régnaient la douce bestialité, la nonchalance dont me chargeaient mon poids accru et les sourds appels de la créature que je formais.

Sixième, septième mois... Premières fraises, premières roses. Puis-je appeler ma grossesse autrement qu'une longue fête? On oublie les affres du terme, on n'oublie pas une longue fête unique: je n'en ai rien oublié. Je me souviens surtout que le sommeil, à des heures capricieuses, s'emparait de moi et que j'étais reprise, comme dans mon enfance, par le besoin de dormir sur la terre, sur l'herbe, sur la terre échauffée. Unique «envie», saine en vie.

Vers la fin j'avais l'air d'un rat qui traîne un oeuf volé. Incommode à moi-même il m'arrivait d'être trop fatiguée pour me coucher... Sous le poids, sous la fatigue, ma longue fête ne s'interrompait pas encore. On me portait sur un pavois de privilèges et de soins... L'Etoile Vesper

Dormir

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Poitiers - 732

LE CONTEXTE : depuis 711, les Sarrasins occupent la péninsule ibérique qu'ils appellent al-Andalus, après avoir envahi l'Afrique du nord. En moins d'une décennie, ils conquièrent Narbonne, d'où ils lancent des raids sur la vallée du Rhône et sur l'Aquitaine. Au nord, la dynastie mérovingienne vit son crépuscule. Le pouvoir des rois ne cesse de s'affaiblir. Le souverain est supplanté par une sorte de Premier ministre, le maire du Palais. Vers 715-720, Charles Martel devient celui d'Austrasie et de Neustrie. Après des succès en Allemagne, pour étendre son territoire, il regarde lui aussi vers l'Aquitaine, dont le duc Eudes, contraint et forcé, fait appel à lui, après avoir été sévèrement défait par les musulmans lors d'une première bataille.

LES COMBATS : après leur victoire en Aquitaine, les Sarrasins remontent vers le nord. Ils pillent et brûlent la basilique Saint-Hilaire de Poitiers et se dirigent vers Tours, pour s'emparer de l'abbaye Saint-Martin, l'un des hauts lieux de la chrétienté de l'époque. Hâtivement constituée, l'armée franque se heurte, non loin de Châtellerault dans la Vienne, aux troupes d'Abd al-Rahman, qui ne s'attendaient pas à cette attaque , le samedi 25 octobre 732, même si certains penchent plutôt pour 733.
Les combats font rage entre des centaines voire des milliers d'archers, de cavaliers et combattans à pied. En fin d'après-midi, l'émir sarrasin est tué d'un coup de lance. Désemparées, ses troupes décident de quitter les lieux pendant la nuit, à la grande surprise des Francs, qui découvrent leur départ au petit matin.

LES CONSEQUENCES : la première vision d'un affrontement entre « les Sarrasins et les gens du nord » est décrite sous la plume de l'Anonyme de Cordoue, qui utilise même le terme d'« Europenses », première mention des Européens, pour qualifier les Francs. Les musulmans se replient vers le sud autour de Narbonne et ne s'attaqueront plus à l'Aquitaine par la suite. La papauté s'appuie désormais sur Charles Martel, qui a pu asseoir son pouvoir après cette victoire, connue rapidement dans toute la chrétienté. Père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, il peut être considéré comme le fondateur de la dynastie carolingienne. (L'Est Républicain)

Présentation...

Et oui, j'ai changé la présentation ! L'ancienne avait quelques inconvénients pour moi ! Entre autres : mes grands titres n'étaient pas toujours lisibles. Le côté un peu strict de ce thème me convient bien.

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