mardi, 24 novembre 2009
Yvan Audouard
Je doute de tout. Je redoute le reste.
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56-328
Lu : Il faudrait avoir des toiles d'araignée, il n'y a rien de meilleur pour arrêter le sang... La grande peur dans la Montagne, de C.F. Ramuz, Le Livre de Poche p. 105
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07:00 Publié dans Casta | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 23 novembre 2009
Mémento : 56-327

Perso : En vacances ce soir pour une semaine. Voilà qui va me faire du bien et surtout me changer les idées. Je vais lire, bricoler, aller sur la toile, me promener, passer du temps désoeuvrer et me coucher tard..
Météo : pluie et vent presque toute la journée, mais doux.
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Trompe l'oeil - Barcelone

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dimanche, 22 novembre 2009
56-326
Lecture : Le 11 novembre, à la Foire aux livres, j'ai acheté " La grande Peur dans la Montagne " de Ramuz, cinquante centimes : ce prix est presque une insulte à l'auteur, mais enfin il permet à ses textes de se frayer un passage au milieu de livres inutiles. Hier soir, après avoir vu en partie la mauvaise adaptation sur France Trois, j'ai abandonné ma lecture en cours, très nombriliste, et j'ai retrouvé le style de Ramuz. Ses répétitions font penser à Prévert. Certaines tournures de phrases sont aussi usitées ici. Je les souligne au rayon de papier.
Blog : Sourire d'avril
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samedi, 21 novembre 2009
Memento : 56-325
Entendu : La Complainte du P.D.G., de Jacques Debronckart.
Photo : Amarillys !

Appris : Hannibal voyant dans une bataille contre des africains son infériorité numérique aurait décidé de se retirer. Il abandonna à ses ennemis des tonneaux de vins empoisonnés à la mandragore. Ceux-ci ont fêté leur victoire et quand ils furent incapables de se défendre, les Carthaginois re-passèrent à l'attaque.
Adeline : Ce matin elle m'a dit qu'elle ne viendrait pas cet après-midi. Elle devait aller chez le médecin. Elle soufre de kystes sur le bas du ventre. Elle a une façon très enfantine de me demander quelque chose tortillants ses mains jointes devant, avec le sourire.
Lu : En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, même ce qui est interdit. En U.R.S.S., tout est interdit, même ce qui est permis. Sir Winston Churchill.
Perso : Grand fatigue ce soir !
Impression : ... que l'enfant que j'ai été et qui m'a laissé tant de souvenirs, n'a jamais existé !
Météo : Soleil toute la journée.
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Jacques Debronckart - La Complainte du P.D.G.
Ils disent que ça sent mauvais autour de mon usine !
Je conteste !
Je dis non !
L'expert n'a rien senti, lui !
Alors, ils ont dit qu'il avait de la sinusite !
Quelle mauvais' foi, hein ?
Ça n'a pas d'nom !
Ah ! je les retiens, mes voisins !
Quand je pense à leurs H.L.M.
Où y-a toujours quelqu'un qui a un chou-fleur à fair' cuire !
Non, ils veul'nt m'emmerder, c'est tout !
Ces gens-là sont tous les mêmes !
J'ai réussi... alors, y peuv'nt pas m'sentir, c'est tout !
Peuv'nt pas m'sentir !
Tenez, j'habite av'nue Mozart,
premier étage au-dessus d'un fleuriste :
Y'a des jours où ça sent très fort le mimosa !
Est-c'que j'en fais un plat, moi ?
Est-c'que j'envoie des pétitions au ministre ?
Mais non : j'prends la voiture... j'vais faire un tour au Bois...
La s'main' dernier', pour faire un test, j'y suis allé, à l'usine :
Je suis resté devant la porte un bon quart d'heure...
Aucun malaise... peut-être un léger
mal de tête... mais quoi, avec deux aspirines,
Pfft ! envolé !... en douceur !
Mais rien n'arrêt' la calomnie !
Du coup, mes ouvriers décrètent
Qu'ils ne veul'nt plus mettre leurs masques à gaz !
Que ça les complexe d'avoir tous la mêm' tête !
Que ça les déprime, que ça les déphase !
Qu'y'a plus d'oiseaux, plus d'mouch's
à trois kilomètres à la ronde ! Et alors ?
Est-c'qu'on a besoin d'mouch's pour travailler ?
On veut des mouch's, maint'nant !
Et pourquoi pas des chais's longues ?
Et des rafraîchissements ?
Des attractions, pendant qu'on y-est ?
Que j'me reconvertisse !
Au fond, voilà ! Voilà leur thèse !
Alors que mon produit est de premier' nécessité !
Sans lui, finie la bonn', la sain', la franch' gaîté française !
Oh ! Mais ça va, j'ai compris : ils sont payés par l'étranger !
Mais je ne cèd'rai pas ! Je tiendrai bon dans la tourmente !
J'appell'rai la Polie' ! l'Armée ! la Marin' ! l'Aviation ! Les Pompiers ! Le Contre-Espionnage !
Et, sous leur protection, J'les fabriqu'rai,
mes boules puantes !
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Albert Lichten - Liseuse au-dessus de la mer - 1995

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vendredi, 20 novembre 2009
Memento : 56-324
Météo : Soleil et fond de l'air très doux, toute la journée : l'été de la Saint-Martin.
Adeline : Stagiaire, elle vient, sous prétexte de trouver du travail, discuter avec moi. Elle pose des questions : vous avez quoi comme diplômes ? Vous faites quoi dimanche ? Elle me raconte sa vie : son copain dans une école du bois ; le travail de sa maman et son ulcère ; sa petite soeur qui ne veut pas lui dire son cadeau de Noël ; qu'elle ne veut ni manger de lapin ni de cheval, qu'elle les considère comme des chats.... Quand je lui dis que je serai la semaine prochaine en vacances, elle me dit tristement : J'aurais bien aimé que vous soyez-là pour ma dernière semaine ! " Je lui donne mon portable pour qu'elle puisse me joindre : elle n'arrive pas à trouver mon blog sur la toile.
Ecrire :
A l'horizon,
le premier quartier de lune
annonce la nuit,
dans la rougeur du soir !
Lu : Ne point savoir et croire qu'on sait. C'est bien là la cause de toutes les erreurs auxquelles notre pensée est sujette. Platon
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Mischa Barton

07:00 Publié dans Photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 19 novembre 2009
L’éruption du Laki, 1783
Le 8 juin 1783, Le Laki, volcan islandais entrait en éruption. Ce sont 130 cratères qui, sur une distance de 25 kilomètres, émirent 14 milliards mètre cube de lave entre 1783 et 1784. La quantité de lave émise était telle qu’elle aurait recouvert une région de 400 km2 sur 30 m d’épaisseur ! Des fontaines de lave pouvaient être vues de loin. Des nuages de gaz et de cendres s'étalaient sur le pays. Au même moment, au Japon, le volcan Asama est entré en éruption de façon très intense.
Résultats : une pollution de l’atmosphère de l’Europe occidentale au soufre (un pic de S04), un refroidissement climatique, une pollution des eaux de surface, de mauvaises récoltes, la famine et l’augmentation de mortalité des populations de 20 à 30%, la colère et le désespoir des populations. Dans la situation politique particulière de la France, on peut dire que les volcans ont été un facteur déclencheur de la Révolution française.
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Camara Laye - L'Enfant noir
Je viens d'en achever la lecture. Le hasard de la Foire aux Livres, m'a fait découvir ce texte. Le style de Camara Laye est clair, fait de phrases courtes, de mots simples, mais aussi de petites surprises de style.
Camara aime sa mère, son père, sa famille élargie jusqu'aux oncles et cousins, ses voisins, son pays, ses traditions, ses superstitions, Fanta, Marie... et ses copains de Kouroussa. A travers sa vie c'est d'eux qu'il parle, qu'il se parle, nous fesant aimer la Haute-Guinée. Il semble au cours de ce texte se dire à lui-même : Souviens-toi, Camara, souviens-toi, de l'amour de ta mère, de celle de ton père, de celle de Marie et de Fanta, de celle de tes oncles et de ta grand-mère ! Lui aussi fait ici la liste de ses dettes. Je suis heureux de cette lecture.
12:03 Publié dans Dire !, Lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chanson de celle qui n'a pas parlé - Victor Hugo
L'énigme ne dit pas son mot.
Les flèches d'or ont des piqûres
Dont on ne parle pas tout haut.
Souvent, sous les branches obscures,
Plus d'un tendre oiseau se perdit.
Vous m'avez souvent dit: je t'aime.!
Et je ne vous l'ai jamais dit.
Vous prodiguiez le cri suprême,
Je refusais l'aveu profond.
Le lac bleu sous la lune rêve
Et, muet, dans la nuit se fond;
L'eau se tait quand -l'astre se lève.
L'avez-vous donc trouvé mauvais?
En se taisant le coeur se creuse.
Et, quand vous étiez là, j'avais
Le doux tremblement d'être heureuse. Vous parliez trop, moi pas assez.
L'amour commence par de l'ombre;
Les nids du grand jour sont blessés,
Les choses ont leur pudeur sombre.
Aujourd'hui - comme, au vent du soir,
L'arbre tristement se balance! -
Vous me quittez, n'ayant pu voir
Mon âme à travers mon silence.
Soit. Nous allons nous séparer.
- Oh! comme la forêt soupire! -
Demain qui me verra pleurer
Peut-être vous verra sourire.
Ce doux mot, qu'il faut effacer,
- Je t'aime - aujourd'hui me déchire;
Vous le disiez sans le penser,
Moi, je le pensais sans le dire.
26 septembre 1875.
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mercredi, 18 novembre 2009
Camara Laye.
C'est cette année-là, cette première année-là puisque la précédente ne comptait plus, que je nouai amitié avec Marie.
Quand il m'arrive de penser à cette amitié, et j'y pense souvent, j'y rêve souvent - j'y rêve toujours ! -, il me semble qu'il n'y eu rien, dans le cours de ces années, qui la surpassât, rien, dans ces année d'exil, qui me tint le coeur plus au chaud. Et ce n'était pas, je l'ai dit, que je manquais d'affection ; mes tantes, mes oncles me portèrent alors une antière affection ; mais j'étais dans cet âge où le coeur n'est satisfait qu'il n'ait trouvé un objet à chérir et ou il ne tolère de l'inventer qu'en l'absence de toute contrainte, hormis la sienne, plus puissante, plus impérieuse que toutes. Mais n'est-on pas toujours un peu dans cet âge, n'est-on pas toujours un peu dévoré par cette fringale? Oui, a-t-on jamais le coeur vraiment paisible. L'Enfant noir, p. 182
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56-321
Voici, devant moi, plus de soixante livres à lire. Il y avait longtemps. Je regrette simplement qu'ils ne soient pas plus contemporains. Mais les auteurs actuels que j'ai lu m'ont déçu.
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